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Pologne: Tusk défend la suspension du président du Tribunal constitutionnel, heurts avec la police

La Commission européenne a exhorté le président Karol Nawrocki à reconnaître les juges nommés par le Premier ministre, à l'approche des élections de l'an prochain.

Rédaction de Skardu Times
Pologne: Tusk défend la suspension du président du Tribunal constitutionnel, heurts avec la police
Photo: France 24

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a défendu samedi la suspension du président du Tribunal constitutionnel, alors que des manifestants se rassemblaient de nouveau et que la Commission européenne exhortait le président Karol Nawrocki à reconnaître les juges nommés par Tusk.

DW a rapporté que des manifestants et la police se sont affrontés lors des manifestations. L'Associated Press a rapporté que des foules se rassemblaient de nouveau tandis que Tusk défendait la suspension. Les rapports n'ont donné aucun chiffre sur le nombre de personnes dans les rues, sur les blessés ou sur les interpellations.

Le Tribunal constitutionnel est la cour qui statue sur la conformité des lois polonaises à la Constitution, et son président est le plus haut responsable de la cour. Le gouvernement de Tusk a suspendu ce président et nommé de nouveaux juges, une mesure que le Guardian a décrite comme une refonte du tribunal menée malgré les protestations. Les rapports n'ont pas précisé les motifs juridiques invoqués par le gouvernement pour la suspension, ni la version du tribunal.

France 24 a rapporté que la Commission européenne, l'organe exécutif de l'Union européenne, a appelé Nawrocki à reconnaître les nouveaux juges. La présidence polonaise est une institution distincte du gouvernement de Tusk, et les deux se disputent le contrôle du processus de nomination.

La confrontation se déroule avant les élections législatives prévues l'an prochain. France 24 a cité des sondages qui placent la coalition au pouvoir de Tusk et la droite nationaliste au coude à coude.

Aucun chiffre n'a été publié dans les rapports examinés ici sur le nombre de juges nommés, ni sur la durée prévue de la suspension du président du tribunal. Ce sur quoi les quatre médias s'accordent, c'est que le différend sur le contrôle du tribunal n'est pas résolu, que Tusk défend publiquement sa décision et que les opposants au gouvernement retournent dans la rue pour la contester.